
Je suis très heureuse que les Pays de la Loire accueillent cette année les Journées AGIR. La mobilité est d’abord une question très concrète. Pouvoir aller travailler, étudier, se soigner, voir ses proches : derrière nos réseaux, nos investissements et nos politiques publiques, c’est de cela dont nous parlons. C’est un enjeu particulièrement important dans une région comme la nôtre, caractérisée par la richesse et la variété de ses territoires, qu’ils soient urbains, ruraux, littoraux…
Nous devons être capables de proposer des solutions adaptées à cette diversité. Ces Journées sont donc une occasion précieuse de confronter les expériences, de regarder ce qui fonctionne ailleurs et de partager ce que nous expérimentons ici.
Je crois beaucoup à cette culture du résultat : partir des besoins réels, essayer, mesurer et améliorer.
Il y a une conviction qui guide notre action : les frontières administratives ne doivent jamais devenir des frontières pour les voyageurs.
Un habitant qui prend un car Aléop, puis un tramway ou un train pour aller travailler ne doit pas avoir à connaître le partage des compétences entre la Région et son intercommunalité. Ce qu’il veut, c’est un trajet simple, lisible et efficace. C’est pour cela que nous développons les coopérations avec les intercommunalités : intégrations tarifaires, meilleure coordination des offres, rabattement vers les gares, pôles d’échanges … Nous devons construire les mobilités à partir des parcours des habitants et non à partir de nos périmètres administratifs.
C’est exactement le sens du travail engagé avec Angers Loire Métropole. Chacun garde ses responsabilités, mais nous mettons nos réseaux en commun au service d’un même objectif : simplifier la vie des voyageurs.
Je ne crois pas que la réponse consiste simplement à mettre toujours plus de moyens partout. Dépenser plus n’est pas nécessairement offrir un meilleur service. Notre responsabilité est de mettre chaque euro public là où il est le plus utile et d’adapter notre offre aux besoins réels des habitants.
L’équité territoriale, ce n’est pas proposer partout exactement la même offre. C’est permettre à chacun d’avoir une solution de mobilité adaptée à son territoire et à ses besoins. Dans les secteurs où les flux sont importants, nous développons des lignes de car express pour proposer une véritable alternative à la voiture individuelle. Dans les territoires moins denses, le transport à la demande peut au contraire être beaucoup plus pertinent qu’un car qui circule à horaires fixes avec très peu de voyageurs. Il n’y a donc pas une solution unique. Il faut accepter de différencier, d’adapter, d’être plus agile.
C’est d’autant plus nécessaire que nos modes de vie changent : télétravail, horaires moins réguliers, vieillissement de la population, nouveaux bassins d’emploi … Le réseau de demain ne peut pas être simplement celui d’hier auquel on ajouterait toujours plus de kilomètres et toujours plus de dépenses.
Notre ambition est simple : faire mieux, pas nécessairement faire plus. Un transport public plus simple, plus efficace, mieux connecté et qui apporte une réponse concrète à chaque territoire.
©Agence Brunet-Monié